Cinq choses sur Jennifer Gardy

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Professeure adjointe à l’école de santé publique et des populations de l’Université de la Colombie-Britannique, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génomique de la santé publique, scientifique principale au Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, animatrice occasionnelle à l’émission The Nature of Things à la CBC, experte en communication de la science, et auteure d’un livre jeunesse

Son travail.

L’enthousiasme de la Dre Jennifer Gardy pour la science est rafraîchissant. Appelée la « nouvelle Suzuki » par le Globe and Mail, la scientifique principale du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique anime régulièrement des épisodes de l’émission scientifique The Nature of Things. Elle sait communiquer avec un incroyable charme et une étonnante énergie l’incidence de la science dans notre quotidien.

Lorsqu’elle n’est pas au petit écran, elle travaille dans des domaines aussi variés que la microbiologie, l’évolution et l’informatique, en plus de se spécialiser en épidémiologie génomique, soit l’étude des génomes bactériens et viraux et la façon dont ils peuvent servir à suivre l’évolution d’éclosions de maladies et d’épidémies. Dans son laboratoire, elle utilise le séquençage de l’ADN pour comprendre comment débutent les éclosions, comment elles se propagent, et la façon dont nous pouvons utiliser cette information pour prévenir de nouvelles éclosions.

À la télévision, la Dre Gardy anime les populaires segments « Myth or Science » (mythe ou science) de l’émission The Nature of Things, où elle se sert de la science pour explorer des croyances courantes. Est-ce que boire de l’alcool lorsqu’il fait froid nous réchauffe vraiment? L’endroit le plus sécuritaire pour se mettre à l’abri pendant une tornade est-il vraiment sous un viaduc? Et est-ce qu’un changement dans notre alimentation modifie les odeurs… à la toilette?

Et comme si tout cela n’était pas suffisant, la scientifique est également auteure d’un livre pour enfants intitulé It’s Catching: The Infectious World of Germs and Microbes, une véritable incursion dans le monde des microbes qui est absolument fascinante à lire, selon une critique de Kirkus Reviews .

Son parcours de carrière.

La passion de la Dre Gardy pour la science est née alors qu’elle était encore toute petite. Dans une entrevue qu’elle a donnée en 2016 pour la revue Canadian Science Publishing, elle a confié que ce qui l’a intéressée aux maladies infectieuses a été une série de livres traitant de célèbres scientifiques — les Isaac Newton, Marie Curie et Louis Pasteur de ce monde — à l’intention des enfants. Le volume sur Louis Pasteur était son préféré; elle adorait ce monsieur « cool » qui a fait des choses si étonnantes avec des micro-organismes.

Elle a pris la décision de devenir « chasseuse de germes » professionnelle après avoir vu le long-métrage Outbreak, la version originale des adaptations françaises Alerte et L’épidémie. Et sa trajectoire vers la communication de la science s’est amorcée avec la rédaction. En effet, lorsqu’elle était candidate au baccalauréat, la Dre Gardy écrivait des articles pour les journaux publiés sur le campus. Et plus tard, elle a signé des textes pour le Montreal Gazette, la revue Seed Magazine et le journal officiel de l’Université Simon Fraser. Les liens qu’elle a cultivés au programme de communication de la science du Banff Centre ont donné lieu à sa première collaboration avec la CBC, à l’émission intitulée Project X, ce qui l’a ensuite menée vers The Nature of Things puis Daily Planet.

Ses motivations professionnelles.

L’objectif de la Dre Gardy est de donner un sens à la science. Elle se décrit comme étant « insatiablement curieuse », voulant toujours savoir pourquoi et comment les choses fonctionnent. Et pour assouvir cette curiosité, elle doit savoir formuler des hypothèses et mettre au point des expériences qui permettront de les vérifier.

Elle indique que la science est le domaine rêvé pour les penseurs logiques, puisqu’elle repose sur des démarches qui mènent à la découverte. Et même lorsqu’une découverte vient infirmer une hypothèse, la scientifique y voit l’occasion de formuler une nouvelle proposition .

Elle croit également qu’il importe que les communicateurs scientifiques bien établis — comme elle-même — prennent le temps de raconter les expériences et les anecdotes entourant leur cheminement de carrière afin d’inspirer la prochaine génération qui prendra la relève.

En ce qui concerne l’état actuel de la communication scientifique, elle a dit lors d’une entrevue sur le blogue Canada’s Smartest Person de la CBC « qu’il faut faire comprendre aux gens que la communication de la science, c’est beaucoup plus que David Suzuki ou Jay Ingram à la barre d’une émission de télévision », qu’il y a énormément de contenus et d’information diffusés partout, et accessibles à tous.

Sa vie en dehors du travail.

Même lorsqu’elle n’est pas au laboratoire ou en classe, la Dre Gardy continue de se fier à sa pensée logique, qu’elle soit à frapper des balles sur un court de tennis ou à faire de la randonnée dans la magnifique nature de la Colombie-Britannique — même dans les sentiers pédestres, son cerveau logique ne cesse de travailler et lui rend de fiers services.

Dans le même entretien qu’elle a accordé pour le blogue de la CBC, la scientifique a parlé d’une de ses activités préférées hors du travail : chercher des champignons dans les forêts de son coin de pays. Selon elle, la chasse aux champignons est la version adulte de la chasse aux œufs de Pâques pour les enfants, mais avec une importante composante logique : en observant la combinaison des caractéristiques d’un champignon, on peut déduire s’il est délicieux, s’il est comestible mais sans intérêt, s’il est à éviter ou encore, s’il est mortel .

Conseils à ceux et celles qui veulent avoir une carrière semblable.

Le conseil que donne la Dre Gardy aux apprentis scientifiques et aux communicateurs scientifiques en herbe est de s’outiller d’un bagage intéressant et diversifié d’habiletés, et de se trouver un créneau. Lorsqu’elle étudiait au premier cycle, elle était aussi rédactrice au journal étudiant. Ce sont souvent les petites choses qu’on ne fait pas nécessairement dans un but précis qui nous mènent là où on pourra s’épanouir .

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